Lumière

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Lumière

Message  The escapist le Mar 15 Avr - 1:58

Bonjour Harmonie, j’espère que tu vas bien? J’ai été rassurée de voir que le forum était encore d’actualité… J’étais également été impressionnée de voir que tu étais toujours bel et bien là pour aider les gens à trouver un sens à leurs rêves… J’en profite également pour te remercier (encore une fois) pour tous mes (très longs) rêves sur lesquels tu tes penchée. Ce que tu fais est très apprécié (et je crois pouvoir parler au nom de tous ceux qui t’ont contacté jusqu’ici)!

Je ne suis pas venue depuis un moment, mais je vais tout de même renouveler ma situation actuelle: j’ai actuellement 18 ans, bientôt 19, célibataire (je corresponds avec quelqu’un depuis bientôt un an, nous nous échangeons des lettres teintées de romance, mais c’est juste pour le plaisir, car nous savons qu’il n’y aura rien au bout de la ligne). J’étudie en art, mais cela m’angoisse profondément, comme beaucoup d’autres choses en fait dans la vie quotidienne… Pour le reste, je suis sensiblement à la même étape que lors de mon dernier rêve (je pense que c’était lac fermé).

Mon rêve date de la nuit du 12 au 13 avril 2014. Il est très concis, donc j’en profites pour te le raconter, puisque j’ose croire qu’il ne te prendra pas trop de ton temps…

Je rêve donc que je suis dans mon lit, couchée et endormie. C’est le matin et, même les yeux fermés, je sais qu’une immense lumière passe par la fenêtre et éclaire ma chambre. Je sais que je dois aller à l’école, donc je me réveille lentement. Lorsque j’ouvre les yeux, je suis éblouie par la lumière dans la chambre. Je garde les yeux fermés un moment. La lumière était belle et blanche, après coup elle donnait même un sentiment de chaleur…

Pourtant elle était trop forte… Je n’arrivais pas à ouvrir les yeux ou, si j’y parvenais, c’était pour un bref instant et les yeux mi-clos. Comme le temps passait rapidement, je me suis levée, à moitié aveuglée et je tâtais les meubles dans ma chambre pour me diriger vers la cuisine. Partout où j’allais, il y avait cette lumière ambiante qui m’empêchait de voir. Cela ne semblait pas non plus affecter mes parents, puisqu’ils me parlaient sans faire allusion à la lumière (ou à mon aveuglement excessif).

Je me souviens de m’être arrêtée dans le couloir, penchée vers l’avant, pour essayer d’ouvrir les yeux. Je voyais à peine mes pieds. C’était comme si j’émergeais de l’obscurité totale pour me confronter directement au soleil… Et bien que cette lumière n’avait rien de menaçant, cela m’handicapait… Je ne m’habituais pas, ma vue ne s’adaptait pas; j’en pleurais presque tellement ma vue était fragile. Et comme j’étais la seule affectée de la sorte, cela me troublait profondément…

Je sais que la lumière a une connotation généralement positive, donc j’ai du mal à comprendre ce rêve. Suis-je fermée à quelque chose de positif? Je ne vois pas de quoi il pourrait être question…

Ce rêve ne presse en rien, donc passe seulement lorsque le coeur t’en dira… Merci encore à l’avance et porte-toi bien!
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Re: Lumière

Message  Harmonie le Mer 16 Avr - 14:53

Bonjour The escapist,

Et bien oui le forum est toujours en activité et je suis toujours la gardienne de ce temple des rêves...

Je te remercie pour tes mots gratifiants et j'en suis très heureuse.

J'ai essayé de reprendre tous tes rêves, mais vu le nombre, c'est un peu compliqué de me replonger dans ton histoire personnelle...

J’étudie en art, mais cela m’angoisse profondément, comme beaucoup d’autres choses en fait dans la vie quotidienne
Qu'est ce qui t'angoisse autant dans tes études ? et dans ta vie quotidienne ?...

Partout où j’allais, il y avait cette lumière ambiante qui m’empêchait de voir. Cela ne semblait pas non plus affecter mes parents, puisqu’ils me parlaient sans faire allusion à la lumière (ou à mon aveuglement excessif).

Ce passage souligné m'a interpelé "aveuglement excessif", le ressens tu dans ton quotidien ?

Effectivement la lumière est très positive dans un rêve, mais dans ce contexte elle t'aveugle, alors on peut dire alors que la réalité de la vie (la lumière) t'effraie et tu ne peux la regarder en face, soit, comme tu le dis si bien, tu es fermée à qqchose de positif...

C’était comme si j’émergeais de l’obscurité totale pour me confronter directement au soleil… Et bien que cette lumière n’avait rien de menaçant, cela m’handicapait… Je ne m’habituais pas, ma vue ne s’adaptait pas; j’en pleurais presque tellement ma vue était fragile.


Ce rêve peut également t'indiquer une prise de conscience un peu violente.

L'obscurité peut représenter tout ce qui était endormi dans l'inconscient et que des évènements ont amené rapidement des prises de conscience (lumière).

S'est-il passé des évènements perturbants récemment ou appris des choses particulières ?

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Re: Lumière

Message  The escapist le Jeu 17 Avr - 13:36

Je ne pense pas que ce soit le type d’étude en particulier qui m’angoisse (car j’aurais probablement angoissé dans n’importe quel milieu), mais actuellement, ce que je veux dire par «J’étudie en art et cela m’angoisse profondément», c’est que j’ai un manque de confiance assez important (mais ça tu le savais sûrement déjà?). Là, en graphisme, il faut entre-autre produire plus et mieux que les autres, savoir faire valoir un projet, défendre nos idées… Et j’ai du mal à m’en sortir dans ce contexte, étant donné justement que j’ai du mal moi-même à aimer ce que je fais, alors je ne vois pas comment convaincre les autres que ce que je fais est bon pour telle et telle raison? C’est sûrement la même chose dans ma vie quotidienne. Un rien m’angoisse, car je vis mal avec le spontané, l’imprévus (et la vie en regorge malheureusement). Parfois je me dis que j’aimerais vivre une vie sans artifice, isolée, sans l’agitation du monde pour être bien, mais si ce type d’existe est possible, ce n’est pas le cas pour moi habituellement. Comme en écho à mes anciens rêves, j’ai l’impression que je n’ai pas encore passé le cap de l’adolescence à la vie adulte. Ou plutôt, je sais qu’à mon âge je devrais l’avoir passé (et que je devrais être capable d’accomplir certaines choses facilement), alors que ce n’est intérieurement pas le cas. Je ne me sens pas «prête» sur bien des points… Et paradoxalement il y a des attentes partout autour de moi. Par exemple, mon frère a eu son premier enfant en janvier passé (et j’ai été désignée pour être la marraine). Mon frère a donc beaucoup d’attentes me concernant… je sais que ça n’a sûrement pas rapport, mais je ne me comporte pas normalement avec la petite, justement parce que je sens que tout le monde m’observe, que je donne l’image d’un certain modèle pour elle, qu’il y a certaines responsabilités liées, etc… Je ne trouve pas de raisons claires et précises à cela, mais c’est comme si je n’arrivais pas à me contenter d’être moi.

Pourtant cela dure depuis des années, depuis que j’ai 6 ans peut-être bien… En général le temps fais bien les choses, mais je stagne au même point. Je m’engouffre dans ma timidité, je n’arrive pas à soutenir les regards… Et comme je ne m’habitue pas, j’ai l’impression d’être anormale. Je crois que tu as raison; la lumière représente probablement la réalité de la vie… Je suis incapable de la regarder en face, malgré mes efforts. Car en effet, ce sentiment d’aveuglement n’est pas vraiment nouveau… Dans mon plus récent journal, je fais souvent référence à la vue (parce que j’ai l’impression de ne pas voir quelque chose d’évident et d’essentiel), mais ce n’était pas en lien avec le manque d’estime personnelle… C’était plutôt sur le sens de la vie lié à ma perplexité d’exister.

Je ne crois pas que ce soit une prise de conscience, à moins qu’elle ne dure depuis longtemps ou qu’elle réagisse «à retardement»… Car ma vie va dans le même sens depuis longtemps. Il n’y a rien qui sort concrètement de mon quotidien donc je ne vois pas.

Si seulement les rêves pouvaient nous montrer la solution! Je crois bien comprendre que j’ai une difficulté à «m’adapter» à la réalité de la vie, mais ensuite? Cela ne se change pas en peu de temps… C’est à force d’essayer et de se confronter, mais à chaque fois j’ai l’impression que c’est vain, car je réagis toujours violemment. Lorsque quelqu’un que je ne connais pas s’adresse à moi par exemple… Ou lorsqu'il faut présenter un projet... Je me sens ridicule... Décidément j'ai du mal avec le genre humain! Ou bien simplement avec moi-même?

Merci encore une fois pour ton temps, c’est apprécié et cela me fait réfléchir davantage… Nos échanges ont toujours cette tendance à me laisser à fleur de peau. On réalise qu'on ne se pose pas toujours beaucoup de questions sur nous-même...


Dernière édition par The escapist le Jeu 17 Avr - 14:46, édité 1 fois
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Message  Harmonie le Jeu 17 Avr - 14:44

Ton exemple de marraine est parfait pour représenter ce que tu ressens, ce besoin d'être toujours à la hauteur, parfaite, là où il faut au moment où on t'y attend, mais tu n'est pas une superwoman, tu "ES" ce que tu es.

L'image parfaite que tu veux donner avant même que tu te connaisses toi même est impossible, car avant tout sache que tout être humain est imparfait, on fait tous des erreurs dans notre parcours, et contraitement à ce que tu dis, tu es bien jeune pour te culpabiliser à ce point, d'où vient cette frénésie à être parfaite ? as tu ressenti la pression de tes parents dans ce sens ? que cherches tu à combler dans ce désir de plaire ?...

Que s'est-il passé pendant ta petite enfance ? je n'ai plus ton parcours personnel en tête... Embarassed 

Difficile de t'aider davantage sur un forum, ma foi, je te conseillerais de faire une thérapie avec un travail de fond..

Quand je te lis, je pense que mon interprétation peut être adaptée à ce que tu vis, car tu dis :
Lorsque quelqu’un que je ne connais pas s’adresse à moi par exemple… Ou lorsqu'il faut présenter un projet... Je me sens ridicule..

Relis bien mon interprétation. Chaque fois que tu dois te confronter à la réalité, celle-ci devient de plus en plus violente, t'aveugle, et finalement te désoriente encore plus, c'est le message du rêve...

Le message serait donc de lâcher prise, d'accepter de ne pas être la meilleure, de faire du mieux que tu peux dans l'instant donné, et d'améliorer ce qui peut l'être, sans te lancer dans un concours à l'élitisme car beaucoup s'y perdent...

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Message  Harmonie le Sam 19 Avr - 15:14

Alors qu'en penses tu ?  Rolling Eyes 

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Re: Lumière

Message  The escapist le Dim 20 Avr - 1:55

Ne t’inquiète pas Harmonie, je ne me suis pas volatilisée dans la nature! En fait je n’arrivais pas à répondre directement à ton message et j’ai préféré y réfléchir un peu à tête reposée… Du coup je te reviens avec les idées (un peu) plus en ordre, mais reste que j’ai parfois l’impression de ne pas suffisamment me connaître pour trouver des réponses pourtant essentielles…

J’ai parlé de ma situation de marraine tout à fait par «hasard», car ça m’est venu à l’esprit spontanément, mais je n’étais pas certaine que cela soit révélateur. Mais tu as raison, je me mesure aux attentes et non pas à ce que je suis… D’ailleurs j’ai l’impression de me chercher, constamment, mais avec toutes les attentes et les regards posés sur moi, c’est comme si je n’avais pas le temps de m’écouter en premier. Je ne sais pas si tu comprends? Je crois que je cherche à plaire aux autres avant de savoir ce qui me plaît à moi… Pour moi, être heureuse c’est être appréciée… Et je ne pense pas que j’arriverais à m’aimer si personne ne m’aimait… Je suis d’ailleurs assez chamboulée en t’écrivant cela… Ça me semble plus compliqué, mais au fond je pense que c’est plus facile d’expliquer les choses comme ça.

Je sais bien que personne n’est parfait (moi la première, car même avec mes nombreuses tentatives pour égaler les attentes, c’est souvent vain). Mais tu as raison, je te lis et je comprends. Je comprends, mais l’idée d’être capable de m’écouter, d’apprendre à me connaître, ça me semble être une cause perdue puisque j’ai été comme je suis actuellement pendant de nombreuses années. Quand tu as dit «Que cherches-tu à combler dans ce désir de plaire?» ça m’a troublé. Je ne pourrais pas te répondre, car je ne pense pas avoir déjà pensé «combler» quelque chose… Car, comme je te dis, il ne m’est jamais rien arrivé de particulièrement choquant. Je pense que tu avais du mal à me croire dans nos échanges sur les anciens rêves, mais je n’ai connu ni traumatisme, ni agression, ni rien… Ça me dérange presque d’avoir eu une vie si tranquille, car je me comporte pourtant comme une fille agressée par la vie, comme si j’étais cicatrisée de la tête aux pieds par des traumatismes. Je ne sais jamais quoi dire sur mon enfance, car elle me semble plutôt banale… Je sais simplement que j’ai perdu confiance en moi lorsque j’ai commencé l’école, notamment parce que mon nom de famille attirait les moqueries et que je n’étais pas douée en cours (ni en quoi que ce soit de particulier, hormis l’art). Je pense que je n’ai pas tardé à devenir intimidée par les autres, par contre j’ai toujours eu quelques ami(e)s… Du coup je n’ai jamais été complètement seule, mais si on me retirait ces ami(e)s, j’étais perdue. Du coup je pense que je m’appuyais beaucoup sur les gens autour de moi… Et peut-être que j’ai encore peur de les perdre aujourd’hui, donc j’essaie de plaire? Par peur de la solitude? Je ne sais pas… Comme tu dis c’est difficile d’approfondir les choses sur un forum, mais je suis déjà allée voir une psychologue… Je ne sais pas à quoi je m’attendais, je pense que j’avais déjà des idées préconçues sur ce qui allait se passer durant la séance, mais non. Je me sentais mal à l’aise, je ne m’expliquais pas aussi bien que je le voulais et elle ne me disait pas ce que je souhaitais entendre. Je ne sais pas, le courant n’a pas passé. Chaque fois qu’elle me demandait quelque chose, j’avais l’impression d’être violée… Elle me demandait de trouver un noyau, un élément déclencheur et précis à mon trouble (hormis le nom de famille et les résultats scolaire). Je ne voyais pas. Moi-même je réalise que je me comporte comme si je cherchais à cacher désespérément quelque chose, mais je ne vois pas quoi. Je ne vois vraiment pas.

Donc si je comprends bien; si la lumière représente la réalité de la vie, c’est un élément positif par nature. Mais comme je ne m’y adapte pas (et qu’à chaque occasion, comme tu dis, la lumière se renforce), alors ça représente assez bien mon quotidien. J’ignore pourquoi j’ai autant de mal avec les autres, même si aujourd’hui je me débrouille très bien en cours et que mon nom de famille m’est indifférent. Alors que les gens jouissent de la clarté qui leur est habituelle et nécessaire (si on reste dans le contexte du rêve), moi elle me brûle les yeux. Par contre, j’imagine que c’est encourageant de savoir que dans mon rêve, j’ai tout de même réussi à me déplacer dans la maison malgré mon aveuglement? J’essaie de me dire que c’est encourageant… Dans le sens qu’il m’est possible d’agir, que je ne suis pas complètement bloquée par ma difficulté à «voir»… J’arrive à me débrouiller… Mais le sentiment principal qui me reste du rêve, c’est que même avec toute ma faculté de bouger, de parler, d’entendre, bref, avec tous mes sens et capacités, sans la vue tout me semblait vain. C’est comme avoir un terrible mal de ventre et être incapable de soulager la douleur, quand bien même nous avons tous nos sens, tous nos membres et toute notre tête. Le mal prend toute la place et on ne réalise pas notre chance d’avoir tout le reste…

J’ai l’impression de ne pas utiliser les bons mots…

La fin de ton message me trouble un peu. Il est évident que tu dis vrai, je le comprends et le ressens aussi, mais je ne vois pas comment je pourrais accepter d’être moi, de lâcher prise. Je sais que cela n’est plus dans le sujet des rêves, mais j’ai déjà essayé (à plusieurs reprises) de «lâcher prise» comme tu dis. J’ai commencé à faire de l’ecezma vers 16 ans à cause du stress, donc je me suis inscrite à des cours de yoga à l’école quand j’ai eu 17 ans. J’essayais de me détendre, de faire le vide… Mais j’ai réalisé que je n’arrivais pas à être totalement détendue. Lorsqu’on s’étendait au sol, les yeux fermés en essayant de se déposer «complètement», c’était comme si une tige me parcourait tout le corps et je ne parvenais pas à relaxer. Au fond je ne me connais pas vraiment… La seule chose à laquelle j’ai pensé c’était que je n’étais «même pas capable» de relaxer. Ça m’a dévalorisé et j’ai décidé d’arrêter le yoga, déjà parce que ma session venait de se terminer, aussi parce que je n’en voyais plus l’intérêt. Je pense que j’attends un conseil concret, presque palpable… Car me dire «Tu dois accepter d’être comme tu es», ça me semble oui vrai, mais il y a le vide derrière… Par contre, encore une fois, je pense que tu as misé juste. Je dois accepter… «d’être» d’une façon ou d’une autre…

Encore pardon pour le temps de ma réponse, mais j’étais très préoccupée par tes questions. Je te remercie pour le temps que tu m’as accordé… J’y vois du sens et, même si je ne changerai probablement pas du jour au lendemain, ça me laisse sur une réflexion qui ne me laissera pas de sitôt…

Je pense que je vais relire ta dernière fois régulièrement… Elle m’inspire.

Prends-soin de toi et merci encore!
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Re: Lumière

Message  Harmonie le Dim 20 Avr - 12:36

Bonjour The escapist,

Je voulais déjà te dire que j'apprécie beaucoup ton investissement dans les rêves.
Tu as bien fait de réfléchir, et je ne t'en veux pas du tout bien au contraire, cela fait preuve d'une certaine maturité de ta part...

Je vais juste reprendre certains passages, mais je comprends totalement tout ce que tu dis, c'est très clair pour moi.

1. J’ai parlé de ma situation de marraine tout à fait par «hasard», car ça m’est venu à l’esprit spontanément, mais je n’étais pas certaine que cela soit révélateur. Mais tu as raison, je me mesure aux attentes et non pas à ce que je suis


Le hasard n'existe pas, si cette histoire t'es revenue spontanément, c'est que tu étais dans le lâcher prise, ça veut dire être en connexion parfaite entre le ressenti et une situation qui réactive une émotion, tu comprends ? c'est pour ça que tu dis ça m'est venue spontanément, l'émotion réactive un souvenir similaire.

2. Je sais simplement que j’ai perdu confiance en moi lorsque j’ai commencé l’école, notamment parce que mon nom de famille attirait les moqueries et que je n’étais pas douée en cours (ni en quoi que ce soit de particulier, hormis l’art).
C'est un bon point de départ pour un travail thérapeutique.

Tu dis avoir consulté une psychologue, combien de temps ?  Perso, étant thérapeute moi même, pratiquant l'hypnothérapie clinique, je pense que cette démarche est bien plus pertinente qu'une thérapie verbale. En hypnothérapie, on utilise l'état hypnotique ce qui permet de lâcher prise...

Mais si le courant ne passait pas avec cette psy, tu as bien fait d'arrêter, on doit se sentir vraiment à l'aise dans un suivi thérapeutique, c'est très important.

Chaque fois qu’elle me demandait quelque chose, j’avais l’impression d’être violée…
Ca c'est pas normal...

Elle me demandait de trouver un noyau, un élément déclencheur et précis à mon trouble (hormis le nom de famille et les résultats scolaire). Je ne voyais pas.
Je pense qu'elle n'avait pas les compétences, on ne peut demander au patient de trouver l'élément déclencheur, c'est à elle de t'amener vers ce travail, et pas à toi, elle n'avait pas les outils adéquats...

Moi-même je réalise que je me comporte comme si je cherchais à cacher désespérément quelque chose, mais je ne vois pas quoi. Je ne vois vraiment pas.
Ressens tu vraiment ça (phrase soulignée ?)

J’ai commencé à faire de l’eczéma vers 16 ans à cause du stress, donc je me suis inscrite à des cours de yoga à l’école quand j’ai eu 17 ans.
L'eczéma est caractéristique d'un trouble émotionnel puissant. Aujourd'hui où en es tu avec ce problème d'eczéma ?

J’essayais de me détendre, de faire le vide… Mais j’ai réalisé que je n’arrivais pas à être totalement détendue. Lorsqu’on s’étendait au sol, les yeux fermés en essayant de se déposer «complètement», c’était comme si une tige me parcourait tout le corps et je ne parvenais pas à relaxer.
C'est intéressant ce que tu dis, cette tige, même si ça date maintenant, cette tige était-elle souple ? rigide ? épaisse ? fine ? rugueuse ? lisse ? ,...
Si j'était à côté de toi, j'aurais exploré ce passage en visualisation, pour atteindre le malaise, mais à travers le forum, pas possible...

Au fond je ne me connais pas vraiment… La seule chose à laquelle j’ai pensé c’était que je n’étais «même pas capable» de relaxer. Ça m’a dévalorisé et j’ai décidé d’arrêter le yoga, déjà parce que ma session venait de se terminer, aussi parce que je n’en voyais plus l’intérêt.
Je comprends tout à fait ce côté dévalorisant, d'ailleurs ça dû être très culpabilisant pour toi, comme si ça rajoutait une couche à ton malaise.

Je pense que j’attends un conseil concret, presque palpable… Car me dire «Tu dois accepter d’être comme tu es», ça me semble oui vrai, mais il y a le vide derrière… Par contre, encore une fois, je pense que tu as misé juste. Je dois accepter… «d’être» d’une façon ou d’une autre
Effectivement dire : «Tu dois accepter d’être comme tu es»,  n'a pas beaucoup d'intérêt, car la personne est en souffrance, et ne trouve pas la porte de sortie, mais là il faut trouver la bonne personne qui a les outils thérapeutiques adéquats...

Rappelle moi où tu résides ?

Tu as très bien compris ton rêve, encore une fois, ce rêve met en exergue cette évidence, de ne pouvoir ouvrir les yeux à la réalité, la lumière t'aveuglant, te désorientant, mais ce rêve n'est pas négatif en soi, un rêve est souvent au contraire un signal d'alerte pour le rêveur afin qu'il réagisse...
Dans ton rêve, tes parents ne remarquent pas ton malaise, alors je me demande si tes parents étaient (ou sont) attentifs à ton malaise d'aujourd'hui ?

PS: Merci d'aérer un peu plus ton texte la prochaine fois, car c'est très dense et pas facile à lire...

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Re: Lumière

Message  The escapist le Lun 21 Avr - 5:17

Je tiens premièrement à m'excuser pour mon texte démesurément long...  Embarassed 

Mon investissement dans mes rêves n’a vraiment rien de surprenant; déjà parce que ça me concerne directement et que cela donne un sens et un résultat au temps que tu m’accordes. Je pense que ce serait un manque de respect pour nous deux si je n’y portais pas attention (ou que je n’y donnais pas suite)… Rien ne te force à aider les gens dans leur interprétation des rêves, donc je ne viens pas vers toi par hasard ou pour juste avoir une réponse du moment. Il y a toute la mécanique derrière et, pour cela tu mérites ma gratitude.

Tu m’as dit que le hasard n’existait pas (en ce qui concerne ma «spontanéité» à parler de ma situation de marraine), mais j’ai hésité un moment entre une série de situations. Celle de ma filleule était celle qui m’a le plus préoccupé, étant donné que je te l’ai partagé, mais il y avait également cette tension en général. L’idée de plaire à l’école, aux étudiants et aux professeurs, sans toutefois arriver ne serait-ce qu’à la moitié de mon but. En effet je suis d’un naturel extrêmement farouche… Et lorsque mon objectif est d’être appréciée en général, je ne sais que m’engouffrer dans un coin en jetant des regards méfiants aux autres. Résultat mon but est loin d'être atteint...

J’ai dis avoir consulté une psychologue, mais je pense que c’était un peu gros à dire, car c’était surtout un essai. Ma mère m’en parlait souvent (compte tenu de mon comportement un peu ombrageux qui l’inquiétait depuis un moment). J’ai donc vue cette psychologue une seule fois durant une séance d’une heure. Je voyais cette rencontre comme… idéalisée? J’imaginais beaucoup de choses, une complicité, un sens à nos échanges, mais j’ai été déçue dès le début. Je n’étais pas à l’aise et je croisais/décroisais sans cesse les jambes. Je tirais et remontais mes manches, sans savoir où regarder. Je savais que la femme cherchait à m'analyser, mais ça ne me plaisais pas. J’ignore comment dire, elle parlait comme si elle me connaissait, mais ce n’était pas le cas.

Je réalise que j’ai utilisé l’expression «je me sentais violée» en parlant de cette psychologue, mais c’est qu’elle allait vite. Dans le sens qu’elle ne me laissait pas le temps de me poser, de réfléchir. Elle cherchait immédiatement la raison ultime et concrète qui me troublait (alors que c’était précisément parce que je ne savais pas que j’allais la voir). Et quand je disais que je ne voyais pas, elle me demandais de me lever et de marcher sur une «ligne invisible» et de revivre des périodes de mon enfance. Ce qui me semblait clairement ridicule, car je ne ressentais/voyais rien. Elle me demandait de fermer les yeux, prenais même mes mains entre les siennes (et je déteste qu’on me touche, puisque ça revient à entrer dans ma bulle, donc je ne parvenais pas à me concentrer sur autre chose).

Lorsque j’ai dis que j’avais vraiment l’impression de cacher quelque chose, c’était effectivement ce que je ressentais… Du moins durant l’unique séance… La moindre question me mettais dans l’embarras, comme si je tricotais un mensonge et que je voulais le conserver. Je sais pourtant que je n’ai rien à cacher dans ma vie. Il n’y a que le soucis de bien m’expliquer et d’être comprise qui m’oppresse et, peut-être que dans cette optique, j’étais angoissée à l’idée de faire comprendre exactement ce que je ressentais. En ce moment je t’écris et j’ai encore l’impression de ne pas tout dire, de mettre un truc de côté pour ne pas avoir à en parler, mais j’ai beau creuser dans mes souvenirs, il n’y a que le nom de famille et les notes qui me reviennent. Tout le reste me semble normal.

Mon eczéma a énormément augmenté depuis  mes 16 ans. Au départ, je n’avais qu’un cercle de la dimension d’une pièce sur le poignet gauche, mais aujourd’hui j’en ai sur les deux poignets. Comme des bracelets épais qui en font (complètement) le tour. J’ai essayé toutes les crèmes imaginables, mais elles ne font rien. Lorsque je suis angoissée, les plaques deviennent rouges et brûlantes. C’est terrible. Mes amies sont même capable de dire si je suis angoissée en regardant mes mains… J’ai peur que cela ne se propage davantage, mais je me suis presque «habituée» avec le temps.

Cette histoire de yoga et de tige ne date pas vraiment. Cette session-ci, nous devions participer aux activités de sport à l’école, et comme mon horaire ne correspond qu’au yoga, j’y allais chaque lundi avec une amie. J’ai donc renouvelé l’expérience du «s’étendre au sol pour se déposer complètement». Donc c’est tout récent comme sensation.

Lorsque je pense à cette tige, je dirais qu’elle est très fine, mais qu’elle s'infiltre partout. De sorte qu’il m’est possible de la tordre, mais elle reprend sa forme initiale si je «lâche tout»… Comme si mon corps n’était pas fait pour se détendre complètement. J’ignore si ce que je dis fait du sens? Je pourrais me déposer complètement au sol si je le voulais, mais ce serait en me forçant à garder cette position. Car je suis trop tendue pour le faire naturellement.

Je me suis renseignée vaguement des psychologues de l’école, mais je n’ai jamais osé m’y présenter, en souvenir de ma première expérience plus ou moins intéressante. J’ai donc relativement cessé mes recherches, car j’ai du mal à prendre moi-même mon mal au sérieux. Je sais que j’ai des problèmes de sociabilité et de confiance, mais ça ne me semble pas aussi gros qu’une dépendance à la drogue ou encore la dépression.

En passant je résides au Canada (Québec)… J’ignore ce que ma visite chez un(e) thérapeute donnerait… Parfois j’ai peur de devenir acerbe… Car en revenant de ma séance chez la psychologue, je ne savais pas si le problème venait d’elle… Soit le courant ne passait pas, soit je ne lui donnait aucune chance pour que je puisse l’apprécier. Par contre je continue de douter de ses techniques.  

Mes parents sont évidemment au courant pour mes troubles dans la «vie réelle». Ma mère est ma confidente, je lui parle depuis toujours de ce qui me perturbe, et même si je sais qu’elle fait beaucoup d’efforts pour me soutenir, elle me sors toujours cette fameuse phrase «ça passera avec le temps». Ou bien elle me parle d'un tel qui était timide et qui ne l'est plus aujourd'hui...

J’ai alors l’impression que mon problème est mis de côté, jamais prit au sérieux… Et comme ça date, malgré tout son dévouement, je sais qu’elle se lasse à force (et c'est normal). Elle ne comprend pas que je puisse continuer de résider dans ma gêne, dans mon malaise du monde. Elle doit penser que c'est volontaire de ma part... Et ces temps-ci, lorsque je lui en parle, elle se contente de me dire «Je ne sais plus quoi te dire» et elle s’en va.

Mon père est au courant de ma timidité maladive parce que ma mère lui en parle (et parce qu’il a des yeux pour le voir), mais si ça ne tenait qu’à moi, il ne saurait rien. Nous n’avons pas une très bonne chimie et, même s’il ne m’a jamais rien fait de mal, il me dérange toujours… Je ne sais pas comment dire… Il s’adresse seulement à moi pour me reprocher quelque chose ou pour me demander de faire une corvée (même si le décevoir m'est indifférent en général)... Lorsque j’étais jeune, je me souviens qu’il m’exaspérais déjà. Il m’a toujours prise pour plus jeune que je ne l’étais, donc c’était son genre de me dire de regarder des deux côtés de la rue quand j'avais 15 ans.

Je sais que j’ai un problème vis-à-vis de mon père. Je n’en ai pas parlé à la psychologue, justement parce que je ne voulais pas qu’elle m’interroge à ce sujet. Ma famille est composée de mes parents et de mon frère plus âgé, mais depuis que je suis née, mon attention n’est braquée que sur mon frère et ma mère. Ils sont tout pour moi. Mon frère, je l’ai toujours vénéré et encore aujourd’hui… Je le met sans le vouloir sur un piédestal. Nous ne nous sommes jamais disputés, il a toujours été gentil et encourageant envers moi… Il se comportait comme un père (c'est lui qui voulait un frère ou une soeur).

Quant à ma mère, elle a toujours été là pour moi. Toujours attentionnée, toujours à  s’assurer de mon bien être avant le sien. C’est une vraie mère, celle qui serait prête à tout pour ses enfants… Je comprends donc pourquoi elle ne supporte pas de savoir que j’ai vu mal avec les gens, avec la vie réelle… Mais je pense que je serais prête à ne plus lui parler de mes troubles si cela pouvait l’apaiser.

Et mon père il est… juste là. Il a été présent durant mon enfance, mais ne s’est jamais vraiment investit en tant que père. Pour lui (qui est l’un des plus jeunes d’une famille de sept enfants), être père signifie qu’il pourrait donner des ordres et être respecté. Cependant j’ai toujours eu tendance à lui tourner le dos et à me jeter dans les bras de mon frère ou de ma mère (d’aussi loin que je puisse me souvenir). Donc il me boude depuis de très, très nombreuses années. Aussi parce que mon attitude envers lui ne change pas aujourd’hui. S’il entre dans ma chambre, j’arrête tout ce que je fais et je le regarde du coin des yeux pour voir ce qu’il me veut. J’ignore pourquoi, mais je suis incapable d’agir autrement.

J’ai également envie de mentionner que… Mon père est la seule personne que je n’arrive pas à écouter. Je n’ai jamais été une enfant à problème (et mes professeurs m’aimaient pour ça), mais lorsque mon père me demande de faire quelque chose, exemple une corvée (même si c’est anodin), ça me rebute. Mais sérieusement. Souvent je cherche un prétexte pour ne pas m’y résoudre, ou bien je le fais rapidement, à son insu pour qu’il ne puisse pas me voir. Juste pour avoir la satisfaction de lui dire «c’est déjà fait» lorsqu’il me le redemande, puisqu'il ne me fait pas confiance et qu'il se répète toujours. Cependant je dois dire que mon père n’est pas très autoritaire. C’est un homme passif, lunatique et il ignore qu’il se comporte parfois comme un enfant. C’est juste que je serais prête à accomplir mille corvées pour mon frère et ma mère plutôt qu’une seule pour lui. Je sais et je comprends que ce n’est pas normal…

Mais lorsque j’en parlais à ma mère, elle me disait que j’idéalisais trop mon frère (qui a 11 ans de plus que moi) pour faire attention à mon père. Elle pense que j’ai pris mon frère pour mon père, du coup… Mon père est un peu comme un frère qui envahi mon espace vital. Je m’égare peut-être… Je ne suis pas certaine…

J’ai tenté d’aérer un peu mon texte… Il est très long et je m’en excuse… Merci cependant pour ta patience et ton temps encore une fois.  Embarassed 
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Re: Lumière

Message  Harmonie le Lun 21 Avr - 11:33

Bonjour Escapist,

Il me semblait bien, d'après mes souvenirs que tu résidais au QUEBEC.

J'espère que ce dernier message a eu pour toi un effet libérateur ?...

Et pour revenir sur cette pyschologue, elle a, à mon avis fait beaucoup d'erreurs dans son comportement, surtout pour une 1ère rencontre.

Néanmoins ce que tu dis est intéressant pour moi en tant que thérapeute, car parfois j'aurai tendance à accélérer le processus de guérison pour des personnes qui ne sont pas encore prête au changement, c'est pour ça qu'en tant que thérapeute, il est important de suivre le rythme du patient et d'être dans l'empathie, ce qui permet de ne pas commettre les erreurs de cette psychologue surtout lors d'une première rencontre.

Il est également conseillé de demander au patient si l'accepte qu'on lui tienne les mains ou qu'on lui touche les bras, car la personne peut avoir des réactions comme les tiennes et se bloquer encore plus.

Souvent en thérapie, la personne est dissociée de ses émotions, on appelle ça un mécanisme de refoulement/protection, en état hypnotique, on permet ce relâchement musculaire, mental, émotionnel, on assure la protection du patient dans des suggestions de détente profonde du corps, si par exemple la personne me disait qu'elle ressentait (tout comme toi) une tige dans le corps, j'explorais cette gêne, mais surtout j'aurai permis la disparition de cette gêne (tige) afin que la personne arrive à trouver un état profond de détente.

L'accompagnement en thérapie hypnotique fait 80% partie de la guérison, les 20% qui reste, c'est le patient lui même qui est son propre guérisseur par sa modification de la pensée.

L'expression de ton eczéma est le signe d'un problème plus profond, je ne vais pas m'étendre sur le sujet car c'est plutôt frustrant pour moi de t'expliquer tout ça sans t'aider davantage.
Ce forum reste de l'interprétation de rêves...

J'ai bien compris tout ce que tu a développé, et je te remercie pour ta confiance.

En ce moment je t’écris et j’ai encore l’impression de ne pas tout dire, de mettre un truc de côté pour ne pas avoir à en parler.
Rien ne t'oblige tu sais, il faut être libre, même si parfois je pose des questions dans l'interprétation des rêves, je ne peux faire autrement...

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Re: Lumière

Message  Harmonie le Sam 26 Avr - 22:35

Plus de nouvelles  je ne te suis pas

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Re: Lumière

Message  The escapist le Dim 27 Avr - 3:51

Je n’avais pas le choix d’attendre à la fin de semaine pour répondre, car je n’ai pas beaucoup de temps avec les cours malheureusement.

Oui, je dois t’avouer que mon dernier message a eu un effet libérateur. Je pense aussi que je me suis surtout exprimée. Je réalise que ce que je t’ai partagé dépasse (je trouve) l’idée de l’interprétation des rêves, mais sur le coup j’avais besoin de te le partager je pense bien.

Je garde un souvenir ordinaire de ma psychologue, même si je sais et je comprends qu’elle avait de bonnes intentions à mon égard. Cependant sois certaine que si nous habitions dans la même région, je serais certainement allée te rendre visite, surtout que ce n’est pas la première fois que je me tourbe vers toi pour avoir un avis sur mes rêves. Je pense que je n’aurais pas eu l’impression de rencontrer une étrangère qui croit déjà tout savoir de moi.

Après je pense que le processus de guérison dépend du patient. Si certains sont assez accrochés pour passer les étapes plus rapidement, ce n,est pas le cas de tout le monde. L’image que le patient se fait d’une séance est importante je crois aussi… Connaître ses attentes en partant aurait été une bonne avenue me concernant. Je trouvais que lorsque ça allait trop vite, c’était déstabilisant. Pas moyen de se poser et de réfléchir.

J’ignore si, comme tu dis, il est effectivement possible d’être «dissocié de ses émotions» ou de parvenir à un état de relâchement tant musculaire/mental qu’émotionnel, mais il me faudrait me renseigner. Ça serait intéressant pour une personne qui, comme moi, n’arrive jamais à se détendre à cause d’une faille dans le quotidien!

Quand je parle d’eczéma, on me répond généralement que c’est «juste le stress», que c’est même «commun de nos jours», donc j’ai du mal à prendre cela au sérieux. À la rigueur je me dis que ce n’est pas une maladie qui pourrait me nuire (c’est juste désagréable, surtout que dans mondas c’est très voyant). Comme j’ai commencé à en faire vers la fin du lycée (secondaire), j’ai pensé que c’était le stress de l’école, des cours…

Par contre, je voudrais que tu saches que cette impression «de ne pas tout dire» est vague pour moi aussi. Je ne sais pas ce qui me laisse ce sentiment, car je n’ai même pas à me retenir de révéler quelque chose tellement ma vie est dépourvue d’anomalies. Ce serait tellement plus «simple» si j’avais eu un traumatisme évident, car mon mal semble prendre source de nulle part et c’est particulièrement frustrant. Je vais continuer à réfléchir dans ce sens…

Encore une fois c’est dommage que je ne puisse pas te rencontrer… Par contre je t’encourage à continuer dans cette voie, car tu dois certainement être une grande aide pour les gens autour de toi.
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Re: Lumière

Message  Harmonie le Lun 28 Avr - 18:27

Merci Escapist pour ton retour et ce que tu dis à mon sujet.

Après je pense que le processus de guérison dépend du patient. Si certains sont assez accrochés pour passer les étapes plus rapidement, ce n,est pas le cas de tout le monde. L’image que le patient se fait d’une séance est importante je crois aussi… Connaître ses attentes en partant aurait été une bonne avenue me concernant. Je trouvais que lorsque ça allait trop vite, c’était déstabilisant. Pas moyen de se poser et de réfléchir.
Je trouve ce passage tout à fait juste. D'ailleurs je fais toujours un feed-back avec mes patients en fin de séance, et ils ont l'opportunité de me dire comment ils ont vécu la séance et donc me faire part de ce que tu présentes te concernant, je pense qu'il est important de s'ajuster au rythme du patient.

si j’avais eu un traumatisme évident, car mon mal semble prendre source de nulle part et c’est particulièrement frustrant. Je vais continuer à réfléchir dans ce sens…

Je pense qu'au contraire, ne cherche pas la faille à ton malaise, mais recherche plutôt cette détente mentale, musculaire, émotionnelle.
Sur le net, tu peux trouver un certains nombre de relaxations hypnotiques.

Tu peux essayer en état de relaxation accompagnée d'une musique zen, de penser à toutes les parties de ton corps qui se détendent au fur et à mesure de tes respirations profondes.

Puis au fur et à mesure sans analyse, tu prends conscience de plus en plus de ta respiration, du mouvement de ta poitrine qui monte à l'inspiration et qui descend à l'expiration, et puis tu laisses faire, tu prends consciences de ce qui se passe à l'intérieur de toi.

Tu peux t'imaginer dans une expérience, souvenir agréable ou un lieu agréable pour toi, et ressens ce qui se passe quand tu te concentres sur cette image, tes émotions, sensations...

L'état hypnotique représente la capacité imaginaire de l'individu. Quand tu sens que tu as atteint cet état de détente, tu peux essayer de visualiser ton eczéma et de lui parler, de rentrer en contact avec ces parties de ton corps, comme si tu faisais un rêve, (sans essayer de comprendre de façon analytique), ressens surtout ce qui se passe en toi, tes émotions qui apparaissent et laisse faire jusqu'au moment où tu ressentiras comme une libération...

Je sais que pratiquer seule ce que je te propose n'est pas toujours facile, mais pourquoi pas...

A la prochaine.

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Re: Lumière

Message  The escapist le Sam 10 Mai - 2:04

Bonjour Harmonie,

Depuis nos derniers échanges il n'y a pas exactement eu d'amélioration me concernant. Cependant je garde bien en tête tes conseils et j'ai même tenté d'appliquer cette tentative de relaxation dont tu m'as parlé... J'avais déjà fais une petite recherche sur les relaxations hypnotiques sur le net (car la psy me l'avait également conseillé à la fin de la séance), mais j'ai plus ou moins trouvé... Ou bien j'ai mal cherché, ce qui est probable...

C'est assez drôle, car l'exercice de détente que tu m'as proposé est précisément ce que nous faisons en yoga durant les «temps d'observation». La seule différence, c'est que je l'ai essayé cette fois sur mon lit (et non pas sur un tapis de yoga). J'ai donc essayé avec et sans musique zen.

Cette fois je ressentais plus ou moins la tige dont je te parlais, car étant sur un matelas, c'était comme s'il prenait spontanément la forme du corps (donc pas besoin de se déposer totalement)... En tout cas je suis demeurée déposée comme ça un long moment. Je n'arrivais pas à la détente complète attendue (surtout qu'en ce moment je suis tellement stressée que j'ai plus de chance de tomber d'épuisement plutôt que de détente), mais j'ai été capable de réfléchir assez longuement... J'ai réalisé que je prenais très rarement ce genre de pause dans mon quotidien. Juste le fait de m'arrêter pour m'étendre ne me ressemble pas du tout...

J'ignore si j'ai réussi à visualiser/parler à mon eczéma (mais j'avoue que ça a été difficile, puisque ça ne semblait pas totalement concret pour moi... du coup je prenais l'expérience plus ou moins au sérieux pour commencer). Cependant mon eczéma semble avoir diminué ces temps-ci... Ce qui est étrange puisque je suis en pleine période d'examens/de travaux... Parfois il s'agit juste de passes...

C'est difficile pour moi de songer à un moment heureux sans devenir nostalgique... J'ai parfois l'impression que le meilleur est déjà passé et que je m'en éloigne... Enfin... Sans m'étendre sur le sujet, je continue de pousser la réflexion de mon côté.

Merci beaucoup pour tes précieux conseils!! Je vais revenir sans faute sur nos échanges... Tu as été d'une très grande aide encore une fois!

Porte-toi bien surtout et bonne semaine
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Re: Lumière

Message  Harmonie le Sam 10 Mai - 9:54

Merci pour ce partage. Very Happy 

Je retiens ce passage :
J'ai réalisé que je prenais très rarement ce genre de pause dans mon quotidien. Juste le fait de m'arrêter pour m'étendre ne me ressemble pas du tout...
Oui je sais bien, j'ai été également comme ça dans le passé, impossible de prendre du temps pour rien faire, juste ressentir ce que je ressens.


La plupart des personnes doivent toujours être en activité, la raison est très simple : l'angoisse peut survenir très rapidement, car la pensée reste en activité permanente, et le fait de s'arrêter de bouger et d'avoir toutes ses pensées et pas souvent les meilleures, on se sent submergé, alors l'individu est toujours en activité, et s'épuise, ou développe des symptômes, c'est ce qu'on appelle la psychosomatique...

Bref, ce que tu dis après est prometteur :
J'ignore si j'ai réussi à visualiser/parler à mon eczéma (mais j'avoue que ça a été difficile, puisque ça ne semblait pas totalement concret pour moi... du coup je prenais l'expérience plus ou moins au sérieux pour commencer). Cependant mon eczéma semble avoir diminué ces temps-ci... Ce qui est étrange puisque je suis en pleine période d'examens/de travaux...

Je pense que tu peux aller plus loin dans ta visualisation, mais encore une fois je sais bien que ce n'est pas facile toute seule.

Les postures de yoga sont parfois difficiles à tenir, mais le but est justement de ressentir ce qui se passe dans le corps dans la tenue statique, cette tige à l'intérieur de toi a certainement une raison de se manifester surtout que tu l'as également ressentie en position allongée, tu peux aussi lui parler, que veux t-elle te dire sur toi même.

C'est un entrainement quotidien qui vaut la peine d'être tenté... 

Bonne chance et à bientôt

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